Steve McQueen :
acteur pilote

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S’il est dispensable de présenter l’acteur Steve McQueen, star du grand écran et figure iconique de la masculinité, précurseur d’un style et d’une attitude qui le feront surnommer « The King of Cool », le pilote de sports mécaniques chevronné est plus méconnu.

Terrence Steven McQueen (son véritable état civil) avait certainement cela dans le sang puisque son père (qu’il n’a jamais connu car il est parti peu après sa naissance) était un aviateur acrobatique.

Révélé en 1958 par la série télévisée Au nom de la loi dans le rôle du chasseur de primes Josh Randall, il ne cesse ensuite de tourner pour le cinéma dans des films restés emblématiques de la grande période hollywoodienne (Les Sept Mercenaires, Papillon, La Tour Infernale…). Son goût pour le pilotage se révèle à l’écran pour la première fois dans La Grande Evasion (1963) : c’est lui qui a suggéré au réalisateur John Sturges l’idée de l’évasion à moto… moto qu’il pilote lui-même. La scène demeure mythique encore aujourd’hui. Car Steve McQueen n’a jamais rechigné à réaliser ses cascades en personne (comme pour la course poursuite en Ford Mustang GT 390 dans Bullitt).

L’acteur nourrissait une passion pour le pilotage, qu’il exprimait dans sa vie privée sur les circuits en participant à de vraies courses.

Il est par exemple monté sur la deuxième marche du podium des 12 Heures de Sebring en 1970 malgré un pied dans le plâtre ! Pour le film Le Mans (1971), la production du film lui a interdit, sur injonctions des assurances, de piloter lui-même alors qu’il avait la ferme intention de participer à la véritable course des 24H du Mans au volant d’une Gulf-Porsche 917K, avec Jackie Stewart comme coéquipier. Il dut céder sa place à une doublure, mais conduira bien sur le circuit de la Sarthe privatisé pour l’occasion pour les besoins des raccords de prises de vue. Un engagement personnel tant dans sa vie professionnelle que dans ses passions qui contribuera beaucoup à renforcer le statut d’icône indomptable de l’acteur, toujours ancré dans l’imaginaire collectif plus de quarante ans après sa disparition.

Crédits photos : DR